Association pour la légalisation du suicide assisté et de l'euthanasie volontaire

Communiqué du C.A. du 22 janvier 2024

Communiqué du C.A. de l’association Ultime Liberté à l’occasion de la sortie
du livre de Thomas Misrachi “Le dernier soir”,
concernant le choix de mourir de Mme Jacqueline Jencquel

A l’occasion de la sortie du livre “Le dernier soir“, où l’auteur, Thomas Misrachi, évoque à la fois les convictions personnelles de Jacqueline Jencquel concernant la liberté du choix de mourir et les conditions de son passage à l’acte, l’association Ultime Liberté rappelle que les convictions personnelles ainsi manifestées par Jacqueline Jencquel et les risques juridiques pris par l’auteur du livre à l’appui de ces convictions, sont très proches des objectifs défendus par l’association Ultime Liberté. En particulier les raisons personnelles de mourir énoncées par Jacqueline Jencquel ne sont pas liées à l’existence obligatoire d’une “pathologie grave et incurable” . 

Dans l’article du Monde “Le dernier soir d’une militante radicale pour le suicide assisté”, les journalistes auteurs de l’article rapportent d’ailleurs une réaction de Jean-Luc Romero, président d’honneur de l’ ADMD, qui serait “inquiet de l’effet contre-productif que pourrait avoir ce livre sur le combat de son association :
« Je salue son engagement au sein de l’ADMD mais le combat personnel de Jacqueline Jencquel n’est pas aujourd’hui emblématique de la loi que nous souhaitons. Ce n’est pas parce qu’on se sent trop vieux, encore moins parce qu’on n’a plus d’argent, qu’on pourrait prétendre à être aidé à mourir. »

Bien évidemment, Jean-Luc Romero connait parfaitement l’existence de notre association, ainsi que beaucoup d’adhérents de longue date de l’ ADMD … Et ils savent précisément que les restrictions  énoncées par l’ ADMD  dans sa proposition de loi  ( article 2 ) concernant  les critères d’accès  à une aide active à mourir, sont en contradiction avec les propos et les actes de militant·e·s comme Jacqueline Jencquel.

Le C.A. de l’association Ultime Liberté rappelle donc à toutes celles et ceux qui, tout en dénigrant les objectifs législatifs de notre association, revendiquent pourtant, pour eux-mêmes, quand cela les arrange, les “libertés radicales” en question, qu’il est temps de sortir enfin de cette contradiction hypocrite.

Si vous souhaitez pour vous-mêmes garantir la protection légale de la liberté et des critères de votre propre décision de mourir, c’est en allant au bout d’une réflexion sur la légalisation pour toutes les personnes majeures et capables du type de “liberté ultime” que vous souhaitez avoir vous-mêmes …
 
Si vous êtes en faveur des objectifs de l’association Ultime Liberté, dites-le clairement et soutenez celles et ceux qui militent en ce sens :

Rappelons ces objectifs : ( voir les Statuts )

Obtenir pour toute personne capable la reconnaissance juridique de :

* la liberté de disposer de sa personne, de son corps, et de sa vie, et donc de se donner la mort
* la liberté de choisir le moment, le lieu et les modalités de sa mort reconnue par une loi incluant « le suicide assisté  » , ou l’euthanasie volontaire lorsque l’intéressé se trouve dans un état où il ne peut plus communiquer et qu’il a écrit ses directives anticipées,
* la facilité d’accès aux produits létaux dans des conditions de sécurité pour tous précisées dans le cadre d’une loi reconnaissant la liberté de la personne de se donner la mort.

Le 22 janvier 2024, le C.A. de l’association Ultime Liberté

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Des interventions explicatives de Thomas Misrachi dans les médias :

Sur LCI : Fin de vie : “Le dernier soir”, récit d’un suicide assisté, illégal en France

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