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COMMUNIQUÉ D’ULTIME LIBERTÉ : Suppression de l’article 2 : le Sénat dénie aux Français le droit de disposer de leur choix de fin de vie

Suppression de l’article 2 : le Sénat dénie aux Français le droit de
disposer de leur choix de fin de vie

L’association Ultime Liberté exprime sa profonde colère après la suppression de l’article 2
du projet de loi relatif à la fin de vie par une majorité de sénateurs.


Déjà, la commission des Affaires sociales du Sénat avait transformé le « droit d’aide à
mourir » à une « assistance médicale à mourir » …


Déjà, ce projet de loi se caractérisait, par son approche médicale très restrictive, comme
un frein à toute démarche véritablement ouverte sur le choix de déterminer soi-même les
conditions de sa fin de vie…


En effaçant l’article 2, article central, le Sénat prive délibérément des milliers de citoyens
d’une « avancée » (sic) attendue depuis des années : la reconnaissance concrète du droit de
choisir sa fin de vie lorsque la souffrance, l’impasse thérapeutique, la dégradation Irréversible ou
bien encore la fatigue de vivre, rendent l’existence insupportable.


Cette décision constitue un recul politique, humain et social majeur.


Alors que l’immense majorité des Français se prononce depuis longtemps en faveur d’une
évolution de la loi, certains sénateurs ont préféré céder aux pressions idéologiques et
conservatrices plutôt que d’entendre les réalités vécues par les malades, les familles et les
soignants confrontés chaque jour à des situations de détresse extrême.


Derrière les discours de principe et les postures morales, il y a pourtant des femmes et des
hommes abandonnés à des souffrances qu’ils jugent eux-mêmes insupportables. Il y a des
familles traumatisées par des agonies interminables. Il y a des citoyens contraints de partir
à l’étranger lorsqu’ils en ont les moyens, ou condamnés à des solutions clandestines
lorsqu’ils ne les ont pas.


En supprimant l’article 2, le Sénat se montre incapable d’entendre la demande des Français
et refuse d’apporter une réponse légale et humaniste.


Ultime Liberté dénonce une décision profondément déconnectée de la société
française et des aspirations des citoyens.


Nous refusons qu’une minorité politique et idéologique confisque aux Français leur ultime
liberté.


Nous refusons que la peur, les convictions religieuses personnelles ou les calculs
politiques continuent d’imposer à tous une vision unique de la fin de vie.


Nous refusons que des personnes lucides, conscientes et déterminées soient
condamnées à subir jusqu’au bout ce qu’elles considèrent comme une souffrance inutile.


L’histoire retiendra que, face à une attente sociétale massive et à des situations humaines
dramatiques, la majorité des sénateurs ont choisi la négation de cette attente.


Ultime Liberté appelle désormais :
Les citoyens attachés à la liberté individuelle à interpeller les sénateurs de leur
département ;
 Les adhérents et sympathisants à poursuivre la mobilisation ;
 Les responsables politiques favorables à cette avancée à ne pas céder ;
 Le gouvernement et les députés à rétablir sans ambiguïté les dispositions supprimées.


La liberté de choisir sa fin de vie ne disparaîtra pas avec un vote parlementaire. Cette
revendication continuera de grandir parce qu’elle correspond à une exigence de liberté, de
responsabilité individuelle et de respect de la volonté des personnes.


Le Gouvernement souhaite que cette loi soit votée avant l’été.


Cela implique la mise en place d’une commission paritaire (députés et sénateurs) qui
devrait être un échec par manque d’accord ; une troisième lecture devra alors être programmée
à l’Assemblée nationale qui a un calendrier très chargé…puis de nouveau transmis au Sénat…


Ultime Liberté poursuivra sans relâche son combat jusqu’à ce qu’aucun citoyen ne soit
plus contraint à l’exil, à la clandestinité, à une agonie imposée.


Mai 2026

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